Qui je suis

Tadadada...

Des milliers de bras tendus
Dans le vacarme de ma venue
Mon dieu, qui je suis ?
J'ai laissé ma solitude
Ma maison est un véhicule
Sur mon passage on jure, on crie
Je suis perdu à jamais dans une autre vie

Je n'sais plus qui je suis
Je tremble un peu, je prie
On m'aimait bien dans ma rue
On me juge dans mon pays

Tout en haut de l'édifice
Brillant sous les lumières fatices
Je n'vois plus mon chemin
Aujourd'hui j'ai tant d'amis
Où sont ceux qui m'ont vu grandir ?
Je les ai vu partir
Je suis perdu à jamais dans mon avenir

Je n'sais plus qui je suis
Je tremble un peu, je prie
On m'aimait bien dans ma rue
On me juge dans mon pays
Qui je suis ?
Je sors seulement la nuit
Aujourd'hui j'ai peur de vivre
Demain j'aurai peur qu'on m'oublie
Tant pis
{x2}
# Posté le samedi 26 janvier 2008 10:00

Ce soir

Plongez en moi, je m'ouvre une dernière fois
J'ai touché le fond, j'ai perdu ma voix
Plongez en moi, elle a défié les sons
J'ai tatoué mon âme
La chaleur d'une femme
J'ai appris à naître
Elle cogne dans ma tête

{Refrain:}
Ce soir nos deux corps se mêlent
Fiers d'une étreinte parfaite
Et si elle veut la vie
Moi je lui donne la mienne
Elle a su m'affranchir
De mes souvenirs
Nos deux corps se mêlent
Elle cogne dans ma tête

Plongez en moi, elle m'a ouvert le fond
Sa voix comme sillon pour guider mes pas
J'ai tatoué son âme
Sous ma peau glaciale
J'ai appris à naître
Elle cogne dans ma tête

{au Refrain}

J'irai brûler les feux, noyer vos fleuves, crever mes yeux
J'irai graver son nom, changer les saisons si elle le veut

{au Refrain}

Brûlez, brûlez, brûlez ce monde
Brûler, brûlez, brûlez ce monde
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 09:57

L'enfer

L'enfer
On veut de la vitesse fragile
Des fleurs à tous les feux rouges pour freiner notre adrénaline
A grand combat de caféine
La belle parade des ondes qu'on avale à outrance

Sans rien dire, sans rien dire
On peut croire en de nouveaux jours
Dans le sillage des hommes que la raison ignore depuis toujours
On peut même jouer à être sourd
Pleurer les palais qui s'écroulent mais pas les déserts peints en rouge

On s'est laissé tomber à genoux
On s'est enlisé jusqu'au cou
Mais un mot de toi pour ma peine
Ma paranoïa sur tes lèvres
Mais alléluia le vent se lève
Sur l'enfer où je me promène

Des nébuleuses dans nos têtes explosent
As-tu goûté à la dernière nouveauté que la mort propose
Au marché des corps qu'on expose
Ce sont les vieux au plus que douteux sex-appeal qui disposent

On s'est laissé tomber à genoux
On s'est enlisé jusqu'au cou
Mais un mot de toi pour ma peine
Ma paranoïa sur tes lèvres
Mais Alléluia le vent se lève
Sur l'enfer d'où je nous surveille

J'ai donné ma vie pour partager la tienne
Bien écorché vif, je m'éveille
Mais un mot de toi pour ma peine
Ma paranoïa sur tes lèvres
Mais Alléluia le vent se lève
Cet enfer est tout ce qu'il me reste
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 09:54

Sarah

Sarah, elle est belle mais seulement quand elle pleure
Quand elle voit sa mère au fond d'son verre
Et ce, quelque soit l'heure
J'ai vu tellement de feux éteints dans les yeux de Sarah
Et la peur des lendemains, bien cachée dans sa voix
Alors pourquoi moi ?

On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort
Il était bien trop triste et bien trop fort mais depuis qu'il est mort
Sarah sait qu'il existe sous les cerisiers blancs
L'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement

Alors pourquoi moi ?
Alors pourquoi moi ?

J'ai eu la vie facile mais je n'servais à rien
Puis j'ai partagé sa peine, aujourd'hui je suis quelqu'un
Sarah, reine des femmes, devant elle je m'incline
Car je peux voir ce matin un ange dans ma cuisine

Sarah, elle est belle mais seulement quand elle est nue
Le corps tendu par ses grands airs, mes doigts collés à sa nuque
Sarah, reine des femmes, devant elle je m'incline
Car je peux voir ce matin un ange...
Un ange
# Posté le samedi 26 janvier 2008 09:50

Sad day

Sad day
Des fleuves tachés s'élèvent au ras du sol
Des peintures sous la peau, des symboles
Se révèlent à la lune sous sa lueur foetale
Et diffusent en silence les rayons qui dévoilent
Les danseuses filiformes qui s'évanouissent au vent
Et se moquent de nous jusqu'à s'en mordre les dents
Jusqu'à s'en mordre les dents

Sad day, sad day
Laissez les civières
Sad day, sad day
Flotter sur nos rivières

Nos visages entiers se tournent vers l'exile
Et nos bras qui s'étirent jusqu'à frôler les cimes
On rêve sans trêve et en laissant couler
Dans nos veines le sang libre de nomades oubliés
Tu la sens la tempête qui dans nos têtes s'achève
Les paupières du cyclone qui lentement se ferment
On se rappelle juste pour oublier
S'aimer un peu en fin d'année

Sad day, sad day
Sortez les civières
Sad day, sad day
Qu'elles prennent la mer
Sad day, sad day
Et puisqu'on est la sève
Sad day, sad day
A nous de tout refaire
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 09:45